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COP 21 (À suivre)

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Vu sur : Salon Beige, écrit par : Denis Blanc
Pour suivre notre commentaire COP21/CAP 2100, un article 7/01 du Salon Beige, qui caresse le RF dans le sens du poil. Que complètent fort bien ces propos d’Hubert Védrines: « La COP 21 est un vrai résultat positif. Ce serait un faux débat que de dire le contraire comme le prétendent certaines ONG, au demeurant sympathiques et qui rêvent d’un système idéal. À la conférence de Paris, nous avons observé une véritable prise de conscience générale de tous les pays, contrairement à celle de Copenhague de 2009 se soldant par un échec.
Malgré des résistances encore fortes, aux États-Unis en particulier, nous constatons un début de processus important qui, je l’espère, va s’accélérer avec des innovations et des avancées formidables. Des inventions extraordinaires sont menées, le monde entier est à rééquiper, des emplois seront créés, c’est toute une partie du système économique qui change. Nous sommes entrés dans l’ère de l' »écologisation »
Denis Blanc
salonbeige678
Ce que le réchauffisme pollue
Dans sa livraison de janvier, le mensuel La Nef consacre un dossier à la COP21, en en soulignant notamment les limites. Abordant le sujet du réchauffement climatique, Christophe Geoffroy souligne que c’est
« loin d’être le seul problème écologique qui menace la planète – et c’est une autre faiblesse des grandes réunions comme la COP21 de polariser l’attention sur ce seul aspect, alors que l’écosystème forme un tout. »
Néanmoins, il tombe dans le travers du réchauffisme en ajoutant :
« Dès lors, que veulent prouver les climato-sceptiques en niant l’origine humaine du réchauffement et en se moquant du souci écologique ? »
Mais les climato-sceptiques (et même, pour être plus exact, les CO2-sceptiques) se moquent-ils vraiment de l’écologie ?
Distinguer les sujets
Le réchauffement climatique est-il vraiment global et universel ? Car constater qu’il a fait plus chaud en décembre 2015 en France ou, comme Denis Sureau, que les vignerons français sont confrontés à une évolution du climat, ne prouve certainement pas que le réchauffement soit général ni fatal. Le climat est par nature changeant, cyclique et il faisait plus chaud en Europe au Moyen-Age (les Romains faisaient pousser des vignes et des citronniers jusqu’au nord du Mur d’Hadrien en Angleterre ).
En admettant que ce réchauffement global est réel, il est utile de s’interroger sur sa nocivité. Encore une fois, il faisait plus chaud en Europe au cours du Moyen-Age et cela n’a pas provoqué de catastrophisme angoissant comme aujourd’hui…
Enfin, la cause de ce potentiel réchauffement. Est-ce vraiment l’homme qui est responsable des évolutions du climat ? Sur cette question, la libre réflexion de vos blogueurs, de 2007, est toujours d’actualité.
Et c’est sur ce dernier aspect que le bât blesse le plus. En 2011, Georges Dilliger, qui n’est pas climato-sceptique mais est CO²-sceptique, avait déjà répondu à la question de Christophe Geoffroy, dans un ouvrage sur le sujet. S’interrogeant sur les profits réalisés par certains lobbies profitant de la campagne d’enfouissement ou de « séquestration » du CO2, Georges Dillinger mettait en cause la fixation des esprits sur une thèse non prouvée, qui permet de relativiser d’autres en jeux écologiques importants, comme la pollution et le manque d’eau, la détérioration des sols, la déforestation, la régression de la diversité biologique ou, comme on peut le constater dans l’actualité, les ravages de la malbouffe. Pour Stanislas de Larminat, réduire le CO² ne sert à rien… sinon peut-être à maintenir le continent africain en état de dépendance.
En dénonçant l’idéologie du réchauffisme, ce luxe de pays développé, il ne s’agit donc pas de sauver un système, puisque c’est ce même système qui tente de survivre à coups de milliards (avec des taxes en tout genre comme la taxe carbone) tout en voulant empêcher le développement des pays pauvres.
Etre CO²-sceptique, ce n’est pas se moquer de l’environnement.
En 2008 déjà, Benoît XVI plaidait pour « une écologie de l’Homme » fondée sur le respect de la distinction entre hommes et femmes, prenant le contre-pied de l’idéologie du genre. Lorsque l’Eglise catholique prend la défense de la Création, oeuvre de Dieu,
« elle ne doit pas seulement défendre la terre, l’eau et l’air (…) mais aussi protéger l’homme contre sa propre destruction […] si les forêts tropicales méritent notre protection, l’homme (…) ne la mérite pas moins […] Une écologie de l’homme, justement comprise, est nécessaire […] parler de la nature de l’être humain comme homme et femme et demander que cet ordre de la création soit respecté ne relève pas d’une métaphysique dépassée […] L’homme veut se faire seul et disposer seul de ce qui le concerne, mais en agissant ainsi il vit contre la vérité, il vit contre son créateur ».
Et l’encyclique Laudato Si du pape François nous appelle à cette écologie intégrale :
« Une écologie intégrale implique de consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le Créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence « ne doit pas être fabriquée, mais découverte, dévoilée». »
Le problème de la COP21 et du réchauffisme en général, c’est de croire encore que l’on peut sauvegarder l’environnement sans respecter la personne humaine. Dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau, le père Yannick Bonnet écrit, à propos de la manipulation des médias :
« L’important, bien sûr, c’est de sauver la planète ! La profonde stupidité de ce slogan échappe à l’esprit de nos jeunes, qui ignorent qu’avant la présence des hommes, ladite planète avait subi des percussions violentes de météorites colossaux, des éruptions volcaniques ravageuses et des variations de températures et de niveau des océans, considérables. Et personne ne nous explique comment l’on contrôlera les variations d’émissions énergétiques du soleil, comment on évitera les chocs de météorites et comment on domptera le volcanisme. Comment se fait-il que si peu de nos contemporains ne soient pas frappés par le fait que ce discours dominant « pue » l’orgueil et une volonté sous- jacente de domination mondiale, servie par des moyens financiers incontrôlés ?
En décembre, Stéphanie Bignon, éleveur dans le Brionnais, appelait simplement à respecter les saisons et les personnes :
« Sauver le climat quand on ne respecte pas les saisons c’est du volontarisme révolutionnaire. La réalité de l’échelon local est méprisée au profit de l’idéologie et de la toute-puissance du Régime globalisateur. Le propre de l’idéologie est de s’intéresser à l’universel, au global sans partir du particulier. […]
Mais il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et réaliser que tout de nos vies est décidé à notre place (naissance, éducation, mariage, mort…) par un système de plus en plus jacobin et mondial auquel toute formation politique doit faire allégeance pour exister. […] »
L’idéologie (monocausale, étatique, révolutionnaire…) du réchauffisme nous empêche de nous pencher sur les vrais sujets environnementaux. Pour en sortir, il faut d’abord retrouver notre liberté, cesser de confier à l’Etat nos faux-problèmes : ce n’est pas la COP21 ni la COP22 qui règleront la température de la Terre… Les idéologues du réchauffisme nous polluent car ils veulent maintenir leur volonté de puissance, leur étatisme, en nous culpabilisant. C’est à nous de changer nos modes de vies. D’être des dissidents dans tous les domaines. Sur le plan médiatique avec ce blog et les autres contre-médias, sur le plan scolaire, en soutenant les écoles libres, nées de l’initiative privée. Et pour lutter contre le gaspillage et apprendre à user avec mesure de chaque chose, rien de mieux qu’une bonne éducation, les familles nombreuses en savent quelques chose. Pas besoin de l’Etat et de son tri sélectif. De façon similaire, il existe déjà de nombreuses initiatives privées et locales dans le domaine de l’alimentation (panier des familles, livraisons directes entre éleveurs/producteurs et consommateurs,…) et même commercial, grâce notamment à l’essor d’internet, qui permet par exemple la vente en direct et le recyclage (adieu les grandes surfaces made in China, bienvenue aux marchés privés -notamment scolaires- et aux Gens de confiance…).

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