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Obama, Netanyahou, la France

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Article du Réveil Français , écrit par : Henri Temple

 

Henri Temple revient sur le vote inattendu des Etats Unis, l’abstention sur la résolution concernant les territoires occupés en Israel à l’assemblée générale de l’ONU , dont les conséquences diplomatiques pourraient être graves. Il livre ici sont point de vue qui peut constituer l’ouverture d’un débat, notamment sur la question du sionisme et des juifs en France et en Europe.
Réveil Français.
Le dernier vote de l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré
illégales les implantation de nouveaux logements (réservés à des
Israéliens) dans des zones palestiniennes (peuplées de chrétiens et de
musulmans). Or, du fait de la simple abstention du délégué des USA, le
Conseil de sécurité n’a pas bloqué cette résolution alors que depuis
des décennies ces derniers opposentr systématiquement leur veto à ce
type de proclamation (34 votes des Nations Unies paralysés ou bafoués
!).
Sur la forme, on regrettera qu’une prise de position d’une telle
importance morale et diplomatique ne soit intervenue, si brusquement,
qu’à trois semaines de la fin du mandat du prix Nobel de la paix (?),
Barrack Obama. De plus, tout fait redouter que le président élu
cherchera à se venger de la vengeance de son prédécesseur. Ce total
manque de maîtrise de soi des USA a provoqué une pagaïe étonnante du
côté du gouvernement israélien pris de court, avec des annonces
inconsidérées, changeantes ; et inquiétantes quand le Président du
conseil indique que son pays ne respectera pas la décision des Nations
Unies (sic).
Son argumentaire est illogique : si on le suivait cela reviendrait à
dire que du fait des actes de violence terroriste qu’il dénonce,
Israël serait en droit d’exproprier ses voisins palestiniens; qui,
eux, disent exactement l’inverse symétrique, se refusant à baisser les
armes de leur résistance en raison de l’avancée de l’occupation sur
son territoire.
Au passage, avec la grossièreté et l’agressivité qui le caractérise,
M. Netanyahou appelle les Français juifs à quitter leur pays et à le
rejoindre en Israël. Avec bien sûr, heureusement, un maigre succès et,
parmi les partants, beaucoup de retours amers. Il faut que cette
insulte cesse, y compris, si cela devait continuer, en rappelant notre
ambassadeur en tant que de besoin.
Sur le fond, la France devra rappeler sa position :
-aux Français, fidèles du judaïsme de de l’islam: n’introduisez pas
dans votre pays des conflits qui touchent, certes, votre sensibilité
religieuse, mais qui vous sont étrangers; soyez loyaux à la France qui
transcende les confessions dans ses valeurs de laïcité, de respect
mutuel, de patriotisme, de démocratie; les fidèles du judaïsme sont
présents en France depuis 2000 ans, et intégrés depuis plus de deux
cents ans. Ils peuvent fournir un modèle d’intégration pour les
musulmans venus plus récemment.
– au monde: proclamation réaffirmée du droit de tous les peuples à
disposer d’eux mêmes, y compris pour le peuple israélien ou le peuple
palestinien : et donc affirmation de la solution de deux états
contigus, en paix, dans leurs frontières initiales,
– aux Nations Unies : fin des hostilités, levée du blocus de Gaza,
présence massive de casques bleus, notamment aux frontières, et
sanctions en cas de violences, atteintes aux droits de l’homme, actes
de terrorisme ou ingérences étrangères finançant le terrorisme
islamiste; hostilité à toute confessionnalisation de quelque état que
ce soit, car cela conduit toujours à l’intolérance ;
internationalisation des lieux saints.
Toutefois -et aux conditions qui précèdent- les Français, dont
l’histoire est si liée à Jérusalem et aux Lieux Saints, ne seront pas
hostiles à ce que le siège du gouvernement d’Israël soit situé – mais
symboliquement- à Jérusalem.
……………………………………………………….
Résolution 181 (29 novembre 1947). La Palestine est divisée en deux
États indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée
sous administration des Nations unies.
Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés doivent pouvoir «
rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec
leurs voisins »; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à
titre de compensation ». Création de la Commission de conciliation des
Nations unies pour la Palestine.
Ces deux résolutions datent de la période où l’Assemblée générale
était souveraine. Et -comme les 32 résolutions qui les ont suivies-
elles sont restées lettre-morte ou violées depuis lors.

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