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Affaire Fillon : Sur quel métier tisse Pénélope ?

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La vertu politique offensée…

 

Article du Réveil Français , écrit par : Olivier Dejouy

 

Tandis que les passe-droits, les prébendes, la corruption passive et active, vont bon train tout au long de la vie politique, bien souvent mêlée à celle des affaires, le moralisme médiatique devient plus chatouilleux en période des présidentielles. Pardi ! C’est à ce moment là que l’on peut faire trébucher un candidat qui a le vent en poupe, et puis ça fait vendre du papier.
Surtout si le dit candidat s’est présenté comme le monsieur propre du microcosme. Monsieur propre ? Pourquoi ne pas se déclarer anti système, pendant que l’on y est, alors qu’on est plongé dedans jusqu’au cou ?
Ce qu’il y a de pitoyable dans cette affaire Pénélope Fillon est que le candidat de la droite et du centre qui pensait remplir les conditions légales minimum, considérait ces apports substantiels financiers, comme des broutilles au regard de ce qui se pratique largement dans ce milieu. Il n’imaginait pas que l’on ferait une affaire de ces quelques centaines de milliers d’euros supplémentaires dont il a agrémenté son niveau de vie par le biais de son épouse. Il ne pensait pas que ce revenu substantiellement supérieur à la moyenne des français, indisposerait un peuple capable d’acclamer en foule des multimillionnaires courant après un ballon.
Je ne sais comment se passe la communication dans le couple, mais il semblerait que Pénélope n’était pas bien au courant de la manip ( ?), si l’on en juge par les différentes déclarations qu’en toute innocence elle avait faites à différents organes de presse sur son total désengagement de la vie politique de son mari et sur sa seule fonction de mère de famille.
Pierre de Lauzun, dans un article publié par le Réveil Français dernièrement, se demandait si la presse et les opposants politiques qui reconstituent aujourd’hui de véritables ligues de vertus, n’étaient pas en train d’escamoter le vrai débat, ce qui a pour mérite d’économiser la défense d’un projet. Car, si Macron profite de l’aubaine sans avoir à faire le moindre effort, dès que le mot complot est lâché, les journalistes « politologues » s’esclaffent en répondant : « C’est toujours la même chose quand on est pris la main dans le sac ».
Pourtant, que l’on n’ait jamais attaqué Fillon quand il était premier ministre, sur des affaires antérieures (mais forcément plus récentes à l’époque) et que ce soit sorti trois mois avant ces présidentielles, alors qu’il était donné vainqueur n’étonne personne ?
Bien sûr qu’il y a complot, et du reste la vie politique n’est elle pas une suite de complots, de peaux de bananes, de chausse-trappes, de trahisons, de guerres d’alcôve ? En l’occurrence, le nom de Juppé (candidat des banques) ressort… Ou celui de Macron (challenger des banques)… Mais à qui profite donc le crime ?!
On a beau le dénoncer, la particularité d’un piège, c’est que quand on est tombé dedans il ne sert à rien de constater et de dénoncer le fait qu’il s’agit bien d’un piège, il faut en sortir. Certains stratèges pensent que la meilleure défense est l’attaque. Attendons nous à de nouvelles accusations, des contre-feux. La presse suivra-t-elle ? Il n’est pas sûr que les financiers qui maitrisent les médias laissent faire et le personnel politique risquerait d’en faire les frais, exceptée Marine le Pen. A ce propos, elle aussi et son parti font l’objet d’une procédure au parlement européen, au prétexte que des militants du Front auraient travaillé pour leur parti au lieu du parlement. Je me demande comment on arrivera à distinguer dans le travail des assistants ce qui relève des objectifs du parti, de ceux du combat contre Bruxelles ! Quoi qu’il en soit, bien entendu, là non plus il n’y a pas complot, c’est la seule probité des députés socialistes, alliés à la droite libérale, qui justifie ces accusations sans arrières pensées.
Pour autant ce système est à bout de souffle et les puissances d’argent qui manipulent les opinions publiques contre les peuples risquent bien de voir rejouer l’arroseur arrosé. Car, que sont les sommes avancées en l’occurrence, au regard des centaines de millions d’euros captés par les banques avec la complicité des Etats. Ainsi Marisol Touraine peut elle annoncer, sans trembler et en nous regardant droit dan les yeux, que les comptes de la Sécurité sociale sont équilibrés alors que depuis 1996, la dette est externalisée à la CADES, soir à ce jour 111 milliards d’euros. Qui nous ment ?! Le RSI qui plombe les artisans n’a jamais vu ses comptes validés par aucun commissaire aux comptes. Pourquoi ? Les banques pratiquent des taux usuraires pour financer les états pauvres et donc les appauvrir d’avantage*. Qui s’indigne ? Ceux qui veulent ouvrir les bras à tous les réfugiés de la planète pour obtenir une main d’œuvre à bas prix ?
Les politiques qui profitent de ce système sont quelques-uns à être épinglés. Cela n’est certes que justice mais ne nous leurrons pas : Ils ne sont que de petits dealers face à des cartels qui bénéficient encore de l’impunité ! Quel media ou autre ligue de vertu osera s’attaquer à eux ? Quel homme politique enfin ?
* La kleptocratie française d’Eloïse Benhammou (Le jardin des livres)

 

 

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