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L’autre menace.

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LIBRE OPINION du Général (2s) Daniel

 

Vu sur : La lettre de l’ASAF, écrit par : Daniel ROUDEILLAC Officier général (2S)
Prévenir les grands conflits qui menacent la planète , c’est anticiper par une approche géopolitique. Le continent africain à la dérive possède des atouts pour son redressement et la France est peut être la nation la mieux outillée pour apporter un soutien à son développement.Le général Roudeillac nous donne ici sa vision.

 

Alors que les postulants à la charge suprême développent pléthore de mesures comptables allant jusqu’à ergoter sur le montant mensuel d’un utopique et discutable revenu universel, on ne voit pas que soit imaginées des stratégies sur le moyen et le long terme au-delà d’un quinquennat convoité, visant à s’emparer des deux défis majeurs de ce siècle, que sont le terrorisme et l’afflux des migrants sur l’Europe.
Or si la lutte contre le terrorisme est très justement au cœur des préoccupations immédiates des postulants, il est une autre menace tout aussi redoutable et concomitante dont on constate qu’elle n’est pas sérieusement prise en compte: la déferlante migratoire de l’Afrique à l’horizon 2050 voire avant, sur l’Europe et donc sur la France francophone, pour des raisons économiques et écologiques.
Il est donc vital pour l’avenir de la sécurité de notre pays et de nos voisins européens que soit initiée une stratégie européenne de développement économique et écologique de ces pays d’Afrique qui alimentent et continueront de le faire, les flux migratoires, en raison de la pauvreté, de l’insécurité, de la prévarication, de l’explosion démographique.
Ne pas en prendre conscience c’est se résoudre à la violence, au communautarisme, à la guerre civile.
Et cette stratégie ne peut être le fait que des Européens et notamment des ex puissances coloniales, que la France à elle seule ne saurait représenter…même s’il lui revient de prendre l’initiative de convaincre et de fédérer ses voisins au sein des instances européennes et de l’ONU pour que puisse voir le jour cette stratégie ambitieuse qui s’impose.
Une stratégie qui implique une redéfinition du rôle des moyens engagés par les marines européennes au titre de Frontex, excluant d’assumer de prendre de facto le relais des filières mafieuses des passeurs, comme elles sont tenues de le faire actuellement,
Une stratégie co-pilotée par une autorité européenne désignée/élue (?) agissant en liaison avec l’ONU et les pays bénéficiaires,
Une stratégie faisant converger et coordonnant les innombrables initiatives publiques et privées en la matière, dont la dispersion nuit à l’efficacité,
Une stratégie combinant une planification pluriannuelle en matière d’éducation populaire, d’électrification et de numérisation des campagnes, de réalisation d’infrastructures, de santé publique, de définition et de respect d’un état de droit, fondé non pas sur les critères démocratiques européens, mais sur les traditions locales et l’équilibre des ethnies,
Une stratégie visant prioritairement à la maîtrise de la démographie par l’adoption de politiques de régulation des naissances collant au plus près des traditions locales.
Une stratégie dont le coût doit être assumée, au même titre que l’est celui des outils de la Défense, tant il est vrai que cette stratégie doit s’inscrire désormais au premier plan des devoirs régaliens.
Une stratégie dont l’efficacité dépendra aussi de l’adoption urgente en Europe de nouvelles politiques natalistes, tant il est vrai que le recours à l’immigration ne saurait être une fatalité, et que le « vivre ensemble » relève plus du slogan que d’un désir affirmé des peuples, dont la sagesse inclinera toujours à penser que la mondialisation n’est pas la panacée et que « chacun doit rester chez soi pour que les moutons soient bien gardés ».

 

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