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« Est-il donc impossible de reconnaître l’existence de la minorité francophone en Flandre belge ?

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Article du Réveil Français , écrit par : Edgar FONCK

 

Les autorités flamandes bloquent toujours la reconnaissance d’une minorité francophone maternelle en Flandre, pour continuer tranquillement à étouffer
– et éliminer à terme ses quelque 300.000 locuteurs. Un fascisme
linguistique ouvertement pratiqué.
La Wallonie n’ose pas vraiment se battre pour ses frères de l’autre côté de
la frontière linguistique. Alors qu’elle a bien dû assurer, dans la
Bruxelles à 90% francophone, une protection plus que favorable à la minorité flamando-néerlandophone de la capitale belge.
La France n’ose pas lever le petit doigt.
La vertueuse UE qui s’attache, pour démanteler les États-Nations, à
encourager, promouvoir, financer, les minorités linguistiques en France et
ailleurs, ferme pudiquement, peureusement, les yeux sur ce pur scandale
flamand, belge, européen.
Cela peut-il impunément durer ? »
Albert Salon
Dixième anniversaire de la loi « antidiscrimination » de 2007: Les
francophones de Flandre dénoncent l’absence d’organe chargé de lutter contre les discriminations linguistiques
Bruxelles, De Haan, Dilbeek, Fourons, Leeuw-Saint-Pierre et Zaventem, le 10 mai 2017 – Le dixième anniversaire de la loi « antidiscrimination » est
l’occasion pour la Coalition des associations francophones de Flandre
(CAFF)(1) qui regroupe six associations représentatives des 310.000
francophones de Flandre, en ce compris la périphérie de Bruxelles et
l’entité des Fourons, de rappeler que la Belgique ne dispose toujours pas
d’une institution compétente pour traiter des discriminations linguistiques.
La langue fait pourtant partie des critères protégés par la loi
« antidiscrimination » du 10 mai 2007. Il est en outre prévu dans la loi que
« le Roi désigne l’organe qui sera compétent pour les discriminations fondées sur la langue » (article 29, §2). Ce n’est hélas toujours pas le cas, malgré la candidature d’UNIA (ex-Centre interfédéral pour l’égalité des chances) à ce poste.
Les discriminations subies par les francophones de Flandre sont fréquentes:
accès aux logements sociaux, rapports avec l’administration, refus de
subventions aux associations culturelles et sportives francophones,
pressions sur les commerçants qui utilisent une autre langue que le
néerlandais dans leurs relations commerciales, refus de nomination d’un
bourgmestre ou d’une présidente de CPAS, etc…
Il est évident que les nationalistes flamands de la N-VA qui sont au pouvoir
tant au niveau régional que fédéral ne veulent pas entendre parler de
minorité francophone sur leur territoire comme en témoignent leurs attaques répétées contre UNIA ou le blocage à la traduction du rapport d’évaluation de la loi « antidiscrimination ». Il est fort probable que ce rapport, lorsqu’il sera traduit et rendu public, sera embarrassant pour les
nationalistes flamands, puisqu’il devrait dénoncer, lui aussi, l’absence
d’organe compétent chargé de lutter contre les discriminations basées sur la langue.
Les dénis de démocratie de la N-VA en matière de droits de l’homme ont des conséquences dommageables pour la Belgique sur le plan international. Ainsi, l’indice de démocratie(2) de notre pays, calculé par The Economist qui fait autorité en la matière, est en chute libre.
En une décennie, la Belgique est passée de la 20ème à la 35ème place sur les 167 pays examinés(3). Depuis 2014, année de l’entrée de la N-VA au
gouvernement, notre pays n’est plus repris dans le groupe des « pleines
démocraties » (full democraties) mais dans celui des « démocraties
imparfaites » (flawed democraties). Il est à la traîne des pays d’Europe
occidentale. Qui plus est, le résultat de la Belgique, en ce qui concerne la
« participation politique », est désastreux. Dans cette catégorie qui tient
notamment compte de la participation des minorités dans le processus
politique, la Belgique se retrouve au même niveau que la Russie et la
Turquie avec une note de 5/10!
Notons, pour conclure, que The Economist a attribué sans ambiguïté à la
N-VA, le fait que la Belgique ait été reléguée dans le groupe des
« démocraties imparfaites » : « Cela résulte en grande partie de l’augmentation des tensions au niveau de la cohésion sociale dans le pays où la Nouvelle Alliance flamande, qui propose une dissolution de fait de l’Etat belge, a remporté ses deuxièmes élections nationales successives en 2014. »(4)
(1) La Coalition des associations francophones de Flandre (CAFF) regroupe
l’Action Fouronnaise, l’Association culturelle de Dilbeek (ACD),
l’Association de Promotion des Droits Humains et des Minorités (ADHUM),
l’Association francophone de Leeuw-Saint-Pierre, l’Association pour la
Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF) et Citoyens de Zaventem.
(2) L’indice de démocratie est basé sur 60 critères répartis dans cinq
catégories : processus électoral et pluralisme, fonctionnement du
gouvernement, participation politique, culture politique, libertés civiles.
(3) Democracy Index 2016, publié par The Economist en 2017,
https://www.eiu.com/democracy2016.
(4) Democracy Index 2014, publié par The Economist en 2015,
https://www.eiu.com/democracy2014.
Contact presse:
Edgar FONCK

 

 

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