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Vladimir Poutine remercie la France des Valois et des Bourbons.

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Article du Réveil Français , écrit par : Frederic De Natal

C’est dans les pas de feu le président François Mitterrand (qui avait reçu ici même son homologue russe, Boris Eltsine, en 1992), qu’Emmanuel Macron a accueilli au château de Versailles, et en grande pompe, le président Vladimir Poutine.
«Je suis impressionné par Versailles parce que cela représente la grandeur de la France et de son histoire (…) » a déclaré le président russe au début de sa conférence de presse dans la galerie des batailles, après avoir été guidé à travers les nombreuses salles du monument le plus connu d’Europe, symbole de notre défunte monarchie française.
Vladimir Poutine a rappelé que les racines de la France étaient plus profondes que la première visite en France du Tsar Pierre Ier en 1717 où il avait rencontré le jeune Louis XV, alors âgé de 7 ans. Avant de citer en exemple la reine Anne de Kiev (1024 ? -1079 ?) , mariée au roi Henri Ier, « qui fut à l’origine de deux des plus grandes dynasties de France, les Valois et les Bourbons ». Une Reine à qui la France doit l’introduction du prénom « Philippe ».
Les Bourbons, une dynastie au quelle le président russe a discrètement rendu hommage en rappelant à son auditoire qu’elle régnait encore en Espagne avant d’aborder les différents sujets politiques (Syrie, droit de l’Homme en Russie, Ukraine, Tchétchénie) qui ont mis à mal les relations franco-russes sous le précédent quinquennat.
Et si le tsar Boris Godounov a caressé le projet de créer des écoles avec des professeurs de français, c’est réellement sous les Romanov que la France a commencé à établir des relations officielles avec la Russie* . D’ailleurs, il sera d’usage de parler français à la cour impériale de Saint-Petersbourg notamment sous les règnes d’Elizabeth Ière et Catherine II. Cette dernière correspondant comme elle protégea longtemps les philosophes français tels que Voltaire ou Diderot qu’elle avait en admiration mais qui eut en horreur la révolution française.
Entre lune de miel et de fiel sous les deux empires français, c’est en 1892 que fut signé le traité d’alliance franco-russe entre la république française et les Romanov, traduite par la visite médiatisée de Nicolas II 4 ans plus tard. Et avec en point d’orgue, la pose de la première pierre du pont Alexandre III. Ce pont que les parisiens connaissent toujours et qu’ils franchissent encore tous les jours . Un accord qui se termina à la chute de la monarchie impériale en 1917, lors de la première guerre mondiale qui avait unie dans l’enfer nos deux armées.
La France avait par la suite accueilli des centaines de milliers d’émigrés russes, toutes conditions sociales confondues dont certains descendants des Romanov qui vivent actuellement et toujours dans l’hexagone.
Il faudra attendre la Glasnost pour que la France renoue des relations avec l’Union soviétique du Président Gorbatchev, alors que se profilait doucement la fin de la guerre froide entre deux idéologies, celles du capitalisme et communiste.
Pour le romancier et écrivain, ancien diplomate russe d’origine ukrainienne, Vladimir Fédorovski nul doute que « l’’opinion publique française est la plus russophile d’Europe » comme il le déclarait, il y’a quelques heures au journal « Le Point ». En 2013, un sondage de la BBC avait pourtant révélé que seuls 25% des français considéraient l’influence russe comme positive pour l’Europe à contrario des 44% des russes qui avouaient encore voir en la France, « cette nation puissante et influente ».
*Histoire chronologique des relations franco-russe : http://www.kronobase.org/chronologie-categorie-Relations+Fr…

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