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Affaiblir et humilier encore une fois notre armée en 2017

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c’est s’exposer à la responsabilité de graves événements

 

Article du Réveil Français , écrit par : Henri Temple, ex professeur de droit économique à l’Université de Montpellier, expert international, avocat Philosophe

 

Depuis 20 ans la France se désarme massivement alors que les menaces intérieures et extérieures sont de plus en plus préoccupantes. Les Français en sont très conscients.
Ce désarmement a commencé depuis longtemps : Chirac, Sarkozy, Hollande et maintenant, clou dans le cercueil, Macron. Au plus mauvais moment. Car depuis 15 ans les lois de programmation militaire ne sont jamais respectées : elles ne sont que paroles de politiciens…
Dès la fin 2012, le ministère de la Défense avait déjà perdu trois milliards d’euros auxquels on rajouta 1,8 milliard, soit la différence entre le projet de budget 2013 et ce qui était prévu dans la LPM de l’époque. Le ministre Le Drian, tentait alors de minimiser la baisse des budgets militaires par un artifice : « les ressources totales du budget 2013 sont identiques à celles de 2012 », soit 31,42 milliards d’euros, hors pensions. Mais, pour ce faire, en incluant des recettes exceptionnelles (1,27 milliard d’euros en 2013 : cessions des bandes de fréquence des systèmes Rubis et Félin et cessions immobilières). « Pour 2014, les crédits budgétaires restent stables à 30,15 milliards d’euros », écrivait-il dans la présentation de son budget . Une  »stabilité » à 1 milliard de moins ! Et le budget de la défense de s’écarter toujours plus de la ligne budgétaire définie par la LPM 2009-2014. Fin 2012, le ministère avait déjà perdu « près de 3 milliards d’euros » par rapport à ce qui était déterminé dans la LPM. En 2013, 7.234 postes ont été supprimés…Faut-il rappeler que M.Macron incarnait déjà la finance dans les coulisses de l’Élysée dès 2012 ? Alors que tous les Français désormais (sauf semble t-il le premier d’entre eux) sont informés de la grande misère de notre armée. Et également de sa porosité avérée au radicalisme musulman.
En 2017, sur un budget en cours d’exécution et à l’élaboration duquel il a participé comme ministre de l’économie (démission effective en septembre 2016), il impose un plan d’économie de 4,5 milliards d’euros, ce qui subtilise en pleine année budgétaire (jamais vu) 850 millions d’euros à la mission de défense et de sécurité des Français…
En compensation ? Des excursions et ballades au Mali, sur un sous marin nucléaire. Et à la base aérienne d’Istres. Au Ministère de la Défense…Grandes tirades martiales, et protestations d’amour pour la chose militaire.Une communication hyper active et surjouée.
Puis des affirmations (surréalistes) et des promesses (pour ceux qui voudront y croire).
A Istres ce mercredi 19 juillet : »Beaucoup d’encre a coulé mais la seule vérité, c’est que le montant de la loi de finances 2017 sera respecté (sic ! ) . Ces décisions de gestion n’auront aucun impact sur vos missions, ni sur la stratégie, ni sur les capacités, ni sur l’effort de défense (re-sic). Je n’accepte pas les discours de défaite. » On voudrait bien rêver.
Et deux promesses, la seconde depuis Istres :
-on va réformer l’opération sentinelle (sans dire comment) alors qu’elle est de loin ce qui rassure le plus les Français ; bien que ce soit la première fois depuis des décennies que l’armée, dont ce n’est pas la mission normale, protège nos rues, nos écoles et nos églises…
– puis M. Macron a réaffirmé que le budget de la Défense serait porté à 34 milliards en 2018 et sa volonté de porter ce budget à 2% du PIB d’ici à…2025 ; soulignant que « dans les dernières années, il n’y a jamais eu une telle augmentation de 1,8 milliard d’euros du budget des armées ». Bien sûr puisqu’il a baissé chaque année ; mais nous serons là pour vérifier la promesse…Et pour rappeler qu’il y a seulement 15 ans (en 2002) ce budget était, en euros constants, de 38 milliards soit 2,5 % du PIB. Grandeur et dégénérescence.
S’imaginant réduire les critiques au silence, E.Macron, a cru bon de faire acte d’autorité (ou d’autoritarisme) à l’hôtel de Brienne, lors du traditionnel discours d’avant le 14 juillet « Je suis votre chef » a-t-il fulminé. Et se trompant lourdement ; car  »je » n’est pas chef des Armées: c’est le Président de la République qui l’est. Et d’ajouter  »Je considère qu’il n’est pas digne d’étaler certains débats sur la place publique […]. Les engagements (?) que je prends devant nos concitoyens et devant les armées, je sais les tenir (sic) et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression et de nul commentaire ». Est-ce à dire que l’État major (surtout à huis clos devant une Commission de la Représentation nationale) ne peut plus donner son avis sur la sécurité des Français ?
Ces 850 millions, c’est pour quoi faire ?
La France, ressasse D.Trump, fait partie des  »pays qui trichent hypocritement avec l’OTAN » et font payer d’autres pays à leur place pour assurer la défense de sa population: « 23 des 28 nations membres de l’OTAN ne payent toujours pas ce qu’elles doivent payer, et ce qu’elles sont supposées payer pour leur défense », a déclaré Donald Trump lors du G7. Et la France consacre, en pourcentage, moins à sa défense que la Pologne ou l’Estonie (!).
Or, il est passé inaperçu que lors d’un déjeuner en privé avec le président français avant la réunion de l’OTAN Donald Trump a mis une énorme pression sur E.Macron qui n’a pas tenu. Avant la fin de la réunion, E.Macron, vaincu alors qu’il avait des arguments à faire valoir (les OPEX), s’est engagé à honorer les engagements de la France, et à verser dorénavant 2% du GDP au budget de l’OTAN. Voilà pour le sort des 850 millions…
En conclusion ? E.Macron a déjà échoué. Car sortir la France des sables mouvants économiques où elle s’enfonce inexorablement ne se fera pas par des procédés chafouins de petit comptable ; ni en allant quémander à l’Allemagne (avec un cinglant refus immédiat) un énorme et mythomaniaque plan de relance financé par elle.
La France ne se sauvera que par elle-même, en étant forte : il faut par tous les moyens -même si nécessaire en se libérant des contraintes du commerce international (que les Français n’ont jamais votées)- redonner vie à son agriculture et à son industrie qui s’étiolent depuis 25 ans. Car le PIB par habitant de la France est le même qu’en 2005. La richesse à nouveau produite fera rentrer l’impôt et sortir notre pays des déficits et donc de sa dette, injuste, artificielle, et connivente. Qu’il faudra d’ailleurs, sans doute, on le comprend à présent, ne pas rembourser.

 

 

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