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Crise catalane

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énième preuve de la faillite bruxelloise

 

Article du Réveil Français , écrit par : Henri Temple, ex professeur de droit économique à l’Université de Montpellier, expert international, avocat Philosophe

 

Le Système bruxellois (qui usurpe le beau nom d’Europe) est , depuis qu’il a abjuré les sains principes du Traité de Rome, cliniquement mort. Ces sains principes fondateurs que tout le monde semble avoir oubliés furent :
– un certain protectionnisme européen externe (tarif douanier commun et préférence communautaire),
– un certain protectionnisme national interne, notamment en matière agricole (PAC, quotas et calendriers de campagne encadrant les importations intérieures).
– une excellente monnaie commune (ECU) que l’on aurait dû encore améliorer au lieu de la détruire
– le respect des frontières et des souverainetés en ce qui concerne les migrations, la monnaie et les politiques étrangères
Personne ne contestait guère le cadre éprouvé des États-nations que l’on pouvait encore améliorer dans les autonomies régionales et par les mécanismes démocratiques.
Les événements qui suivirent la chute du mur communiste auraient dû alerter les hiérarques. L’URSS se divise en 9 États; la Yougoslavie éclate, douloureusement, en 6 morceaux, la Tchécoslovaquie en 2…
L’Allemagne certes s’est réunie mais n’est pas totalement préservée de l’irrédentisme bavarois.
Puis survinrent en quelques mois les longues tensions flamandes en Belgique et une officieuse quasi séparation; le referendum écossais qui vit échouer de peu le projet d’indépendance; le Brexit en cours de réalisation; la ferme résistance des pays d’Europe centrale contre les quotas migratoires.
Et, à présent, la sortie proclamée unilatéralement de la Republica de Catalunya hors du Royaume d’Espagne…Il serait vain de tenter de décerner des avis juridiques sur le légalisme des postures des parties confrontées dans cette évitable et dangereuse affaire. On se contentera de compléter ce portrait cru de l’Europe qui vient par la désagrégation possible de l’Ukraine (en 3 ou 4 parties) et les âpres revendications, au moins économiques, de l’Italie du nord (Padanie-Lombardie). Et surtout l’invasion migratoire au sujet de laquelle les populations n’ont jamais été invitées à donner démocratiquement leur avis. On ajoutera bien sûr aussi le triste état économique de la plupart des pays : nécrose du tissu industriel, ruine de l’agriculture, forte baisse du niveau du pouvoir d’achat, chômage de masse, insécurité, absence de visibilité du futur… Et encore l’échec de l’euro dont les populations tétanisées n’osent pas sortir bien qu’elles sachent toutes les nuisances qui en sont résultées.
Sur ces questions aussi graves les politiciens de profession sont incapables d’unir leurs voix, préférant leur ego et leur carriérisme à l’intérêt général; il ne resterait plus dès lors (peut être) qu’une solution : une convergence d’intellectuels (venus de droite comme de gauche) pour affirmer la douzaine de principes souverainistes, démocratiques, économiques, culturels, identitaires et sociaux qui sont indispensables au retour à l’harmonie du bon sens.
Résumons : les Européens se sentent exclus nationalement, démocratiquement, culturellement, identitairement, économiquement, politiquement, socialement.
Dans ces conditions si l’on peut se désoler de la crise catalane et de la façon dont Rajoy l’alimente chacun doit absolument en comprendre les ressorts car elle est le révélateur de la faillite du Système bruxellois. Énoncer platement la part de la Catalogne dans le PIB espagnol (une valeur relative) c’est occulter le fait qu’il y existe un énorme endettement public et privé, une insécurité croissante, et un chômage élevé (des valeurs absolues).
Catalogne ou Catalunya ? La réponse est sur le fil du rasoir mais la raideur hispanique du gouvernement comme la légendaire obstination catalane font redouter une issue tragique. Bruxelles est incapable de comprendre l’enjeu et les ressorts. Seuls les pays voisins pouvaient et devaient proposer leur médiation : le Portugal eu égard aussi à sa communauté linguistique avec la Galice; la France, où l’on parle aussi catalan et occitan. Mais E.Macron s’est déjà disqualifié en prenant parti.
Nouveautés.

 

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