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Utiliser le Brexit pour rayer l’anglais

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de la liste des langues officielles des institutions européennes.

 

Article du Réveil Français , écrit par : Albert Salon, ancien ambassadeur de France.

Albert Salon, président d’Avenir de la langue française (ALF), et combattant infatigable de la francophonie, adresse une lettre à À Monsieur Sylvain Fort, Conseiller du Président pour « discours et mémoire »dont nous publions avec gourmandise l’extrait concernant le sort logique qui devrait être réservé à la langue anglaise dans l’Union Européenne après la Brexit.
Il est a craindre que l’américano-philie du président Macron qui aime s’exprimer à la moindre occasion dans la langue de Wall Street, le rende sourd à cette supplique …
Nos associations ont lancé une campagne en ce sens dès le 24 juin, lendemain du vote britannique pour la sortie de l’UE. Démarche de stricte logique : l’anglais entré par l’adhésion du Royaume-Uni à l’Union, doit en sortir par le Brexit.
Certes, hormis M. Mélanchon qui avait aussitôt repris publiquement notre appel, tout le monde ferme les yeux et occulte cette logique dérangeante ; tous les européistes fédéralistes veulent garder l’anglais officiel….
Mais le jeu des pays de l’UE où le français est langue officielle (France, Belgique, Luxembourg) doit, selon nous, consister au moins à ramener l’anglais dans le rang, et à exiger qu’il ne soit plus qu’une langue officielle parmi d’autres, et que les administrations des pays membres ne soient plus obligées de travailler sur des textes reçus de Bruxelles uniquement en anglais, ni, a fortiori, de répondre dans cette langue. Ce serait très bien compris par de nombreux Français.
Le gouvernement français devrait donc proclamer solennellement que, en conséquence du Brexit, ses administrations recevront et traiteront désormais uniquement en français les textes de l’UE.
Il pourrait bien être suivi par d’autres qui attendent cela.
Le couple franco-allemand pourrait là jouer un rôle déterminant, puisque l’Allemagne, parvenue au tout premier rang en Europe, veut renforcer la place de l’allemand dans les institutions communautaires ; ne la laissons pas nous devancer, seule….
L’Italie pourrait aussi peser dans le sens des intérêts culturels et politiques italiens et européens.
La lourde vassalité – inadmissible – à l’empire irait alors à sa fin.
Et M. Macron aurait été le déclencheur du mouvement, dans l’intérêt de la France et de l’Europe, ce qui ne nuirait en fait que fort peu à ses excellentes relations avec le monde anglo-américain.
Les contraires ne sont souvent qu’apparents ; la rationalité cartésienne peut, en l’occurrence, céder à la vision asiatique du yin et du yang, en somme : le « En même temps »…

 

 

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