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La Troisième guerre mondiale n’aura pas lieu

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Article du Réveil Français , écrit par : Henri Temple, ex professeur de droit économique à l’Université de Montpellier, expert international, avocat Philosophe

 

En ce début de XXIe siècle on assiste, sidérés, à une montée des tensions internationales. Certaines raisonnées, d’autres irrationnelles. Des chefs d’états perdent leur self control ou jouent de leur imprévisibilité. Si l’on effectue des recherches sur le thème  »Troisième guerre mondiale » il est récurrent dans les médias de tous les pays : l’holocauste final se vend bien…Son départ est prédit en Corée, en Chine, en Europe (aux frontières de l’Ukraine), au Pakistan, en Iran, en Syrie, en Israël…Le Journal libanais L’Orient Le jour du samedi 17 mars ( »À la télévision russe, la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé »), se penche sur le phénomène. Le Liban n’est-il pas au cœur d’une des grandes failles géopolitiques du monde, entre Iran, Turquie et Arabie ? Russie et USA ? Sunnites, chiites juifs, chrétiens…Il est donc très attentif à tout ce qui menace sa survie, séculairement problématique. L’article, très documenté et sourcé, décrit une véritable hantise russe, née des cendres de Stalingrad, dont le pouvoir pourrait néanmoins jouer aussi.
Les récents événements de Syrie sont venus venus raviver cette hantise. Alors que la fin de la guerre contre les islamistes semble en vue – y compris ceux de la Ghouta, qualifiés bienveillamment de  »rebelles » – voici que se dessinent des renversements d’alliances imprévus : la Turquie d’Erdogan s’éloigne de l’OTAN (dont elle est membre) et des USA pour se rapprocher de la Russie et de l’Iran. Selon Sputnik News d’hier, Erdogan aurait évoqué la menace d’une troisième guerre mondiale si les USA installent des bases militaires sur le territoire syrien (© Sputnik. Alekseï Droujinine). Des propos analogues d’Erdogan, très critiques à l’endroit de l’OTAN, sont encore rapportés ce dimanche par un journal libanais anglophone (Daily Star : Erdogan slammed Washington for arming the YPG, saying the group had received 5,000 trucks and 2,000 cargo planes of weapons. Is this friendship? Is this NATO unity?../…Are we not a NATO member? ») : comme si Erdogan faisait un chantage à une sortie de l’OTAN, feignant de croire que l’Alliance aurait dû appuyer son attaque contre les Kurdes de Syrie, proches alliés des USA… Dans l’infernale caldeira irako-syrienne se concentrent des jihadistes de 3 variétés, des kurdes, des forces régulières syriennes, turques, russes, américaines et européennes (on a une pensée angoissée pour nos soldats). Un mélange volatil explosible. Les critiques d’Erdogan sont de mauvaise foi : nul n’oublie sa duplicité avec l’EI alors que les Kurdes le combattaient : qui mérite notre soutien ? Erdogan refuse de reconnaître le fait kurde et de donner des droits politiques à cette minorité autochtone non touranienne.
Selon Sputnik, pour Erdogan l’implantation militaire US en Syrie est une provocation contre Ankara et Téhéran :  »Vingt bases ont été mises en place en Syrie…Elles sont dirigées à l’encontre de la Turquie ou de l’Iran…/… cela veut dire la troisième guerre mondiale. Nous partageons une frontière commune avec la Syrie. Est-ce que les États-Unis ou les pays de la coalition en possèdent une eux aussi ? » Notons au passage que si la stupidité bruxelloise de faire entrer la Turquie dans l’UE n’avait pas fait long feu nous aurions aussi ces frontières syrienne et irakienne !
Seul un homme politique français de grande envergure pourrait en finir avec ces dangereuses palinodies en éteignant intelligemment tous les points d’ignition européens: l’Ukraine, la Transnistrie, le Kossovo et Chypre. Quant à la Syrie la France, hélas, n’y compte plus et s’y est discréditée en aidant les  »rebelles »(sic)
Vis à vis de la Russie il faudra cesser les vexations : les premières vinrent d’Obama lors du dossier ukrainien, le coup de Maïdan, les sanctions, les manœuvres militaires otaniennes aux frontières russes en Baltique, l’installation de bases de missiles en Europe. Puis la non invitation par F.Hollande de la Russie aux commémorations de la chute du nazisme (!), les aigres échanges macrono-poutiniens à Versailles. A présent en quelques jours la très falote et contestée Theresa May se brouille avec la Russie en affirmant, de manière aussi vague au fond que catégorique en la forme, que c’est le Kremlin qui a fait assassiner un ex agent sans aucune importance à Londres. Pour ne pas être en reste Donald Trump, essaie de donner le change sur ses connexions moscovites en annonçant des sanctions anti-russes. Le Congrès s’était d’ailleurs prononcé pour des sanctions contre la Russie au sujet des cyberattaques. Il y aura des représailles russes. Avons nous besoin de ça ? Stop !

 

 

  1. Merci à toi pour ces jolis articles cialis cheap

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