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Cherche à qui le crime (stupide) profite…

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Mais qui donc a intérêt à brouiller l’Europe de l’ouest avec la Russie ?

 

Article du Réveil Français , écrit par : Henri Temple, ex professeur de droit économique à l’Université de Montpellier, expert international, avocat Philosophe

 

Le jour où l’Europe de l’ouest et la Russie mettront en œuvre une coopération économique et diplomatique, en incluant l’Afrique dans leurs flux, la Chine et l’Amérique ne pourront que constater cette suprématie…Cette perspective, inimaginable au temps de l’URSS, était devenue possible dès le milieu des années 90.
Les crises successives de l’Ukraine (Maïdan, Crimée), de l’OTAN, de la Syrie, de l’élection de D. Trump et sa supposée Russian connection, puis, à présent, la tentative d’assassinat d’un retraité du double jeu de l’espionnage suivie de la plus importante expulsion de diplomates de l’histoire sont passées par là. Les dégâts économiques et géopolitiques sont considérables.
Pour tenter d’y voir plus clair il faut se poser la question : qui a intérêt à brouiller l’Europe de l’ouest avec la Russie ? Certes il ne s’agit que d’une spéculation. Et, en tant que telle, on n’est sûr , évidemment, ni qu’une telle question se pose, ni des réponses à lui apporter. Mais les enjeux, pour la France et pour la paix, sont si considérables qu’il serait irresponsable de ne pas enclencher un tel questionnement: qui est à l’origine de cette tentative de meurtre ?
Pour tenter de répondre à la question on doit se demander qui y aurait eu intérêt. Plusieurs hypothèses viennent à l’esprit. Il peut s’agir d’empêcher le rapprochement des Europe d’est et d’ouest. Il peut s’agir de favoriser le partenariat sino-russe. De justifier la pérennisation de l’OTAN dont D. Trump avait dit qu’elle était devenue inutile. De favoriser le rapprochement russo-turc en cours; et donc l’affaiblissement de l’OTAN.
Quel serait le meilleur candidat-coupable ?
La Russie ? Les spécialistes des  »Services » trouvent l’hypothèse absurde (sauf éventuelle guerre entre services russes). De plus on est intrigué par l’attitude de Mme May. En difficulté politique dans son pays elle a été prompte à accuser la Russie (et même le Kremlin); puis à prendre des sanctions. Or quand les Russes demandent des échantillons de la substance mortelle, elle refuse… Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre la tentative d’homicide contre Skripal, un ancien agent double. La meilleure façon de le savoir aurait été de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire et a refusé une enquête internationale….
Sinon ? L’Ukraine : pour accentuer une pression contre la Russie et favoriser son rapprochement de l’UE et de l’OTAN ? Les USA ? Ou certains de leurs services souvent rivaux en quête de coups tordus pour empêcher tout rapprochement Trump/Poutine ? Stimuler l’industrie militaire ? Faire remonter les cours du pétrole et du gaz ?
L’OTAN ? Afin de pérenniser son existence et les enjeux économiques qu’elle induit. Elle possède un (discret) budget autonome pour ses services spéciaux, ou des liens avec ceux de tel ou tel pays. Le Royaume-Uni ? Pour faire oublier la contestation de Theresa May, falote et inefficace, empêtrée dans un stressant Brexit ou, pour empêcher, à 30 km des Straits of Dover, l’émergence d’une puissante dynamique euro-russe ? La Chine ? Pour faire basculer de son côté la Russie, lassée d’être rejetée par l’ouest, ses immenses horizons, ses richesses énergétiques (et son tropisme euro-chrétien) ? La Turquie, l’Iran, pour sceller la démarche d’Astana ? Ou encore, éventuellement : l’UE ? L’Allemagne ? La Pologne ?
Saura-t’on un jour la vérité ? On peut en douter car Mme May ne semble pas vouloir permettre une véritable enquête. Mais dans un dossier aussi bizarre, que personne ne maîtrise plus, un coup de théâtre est toujours possible.
Aussi c’est une véritable reprise en main géostratégique qui s’impose. L’intérêt de la France n’est pas d’encourager dans son imbroglio Mme May, qui quitte l’UE. Il est, pour mettre fin à cette crise, de proposer aux Russes une nouvelle approche des relations intra-européennes. Refermer le dossier ukrainien, régler les autres points d’ignition (Kossovo, Transnistrie, Chypre) et, en y associant les USA, la Syrie, le Kurdistan, le Yémen. Il sera alors possible de dénucléariser l’Europe et la Méditerranée, de se consacrer au développement de l’Afrique, et de promouvoir le développement de l’écologie et de la culture humaniste. L’aube de la nouvelle Athènes…

 

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