subscribe: Posts | Comments

« LA HONGRIE ET SES DIX MILLIONS D’HABITANTS ONT MONTRÉ LE CHEMIN D’UNE NOUVELLE EUROPE ! »

0 comments

 

Vu sur : Boulevard Voltaire, écrit par : Christian Vaneste Député Honoraire – Président du RPF – Président d’honneur de Famille et Liberté
À l’occasion du dîner-débat « Pour une autre Europe » organisé par le mouvement La Droite libre le 19 juin prochain, en présence de l’ambassadeur de Hongrie en France, Christian Vanneste revient sur le rôle essentiel de la Hongrie dans la défense de la souveraineté des États membres au sein de l’Union européenne.

 

Vous organisez, le 19 juin à Paris, avec La Droite libre, un dîner en compagnie de l’ambassadeur de Hongrie. Le thème de la soirée est : « Pour une autre Europe ». Pourquoi ce thème et pourquoi avec le représentant de la Hongrie ?
En 2015, la Hongrie était le vilain petit canard. C’était le pays qui semblait indiquer une autre politique en Europe, notamment une politique soucieuse de défendre l’identité et la souveraineté nationale et qui avait une autre conception de certaines questions comme celle des migrations.
Les grands pays comme la France et l’Allemagne lui faisaient les gros yeux et des leçons de morale.
On s’aperçoit, aujourd’hui, après trois ans, que les choses ont beaucoup changé.
La Hongrie n’est plus seule. Les gens qui l’avaient tancée sont en difficulté. C’est la raison pour laquelle il faut imaginer que la Hongrie et ses dix millions d’habitants montraient peut-être un nouveau chemin pour une nouvelle Europe. Je veux parler d’une Europe des nations et non pas d’une Europe fédérale, écrasante et réglementaire, s’imposant au peuple à partir d’une Commission sans tenir compte de la volonté des peuples.
L’Italie a suivi la voie que la Hongrie a ouverte. Le gouvernement italien semble plus proche, intellectuellement, de Viktor Orbán que de l’Allemagne ou de la France. Selon vous, cette nouvelle voie va-t-elle s’étendre dans toute l’Europe ?
Je le crois. La Hongrie n’est, aujourd’hui, plus seule.
Le groupe de Visegrád rassemble l’ensemble des pays qui appartenaient avant à l’Europe de l’Est communiste. Ils s’en sont libérés et ont enfin reconquis leur souveraineté et leur identité. Ils veulent donc la défendre. Ils ne veulent être soumis ni aux règles qui portent atteinte à cette identité ni à l’immigration excessive qui la menace directement par le changement des populations. La Pologne en fait partie. Rappelons que le gouvernement polonais défend à peu près les mêmes options que celui de la Hongrie. Il y a aussi les deux anciens pays qui formaient la Tchécoslovaquie, la République tchèque et la Slovaquie, qui sont sur la même ligne.
Un certain nombre d’autres pays, comme l’Italie, commencent en effet à changer d’attitude. C’est d’autant plus important que, cette fois-ci, ce n’est pas un pays venant du bloc de l’Est mais un des six fondateurs de la Communauté européenne. C’est quand même la troisième puissance économique de l’Euroland après l’Allemagne et la France. C’est donc un mouvement considérable. Je note que Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a approuvé la décision du gouvernement italien de fermer ses ports aux migrants illégaux. Les choses sont assez claires.
Après le groupe de Visegrád et avant l’Italie, il y a eu le vote autrichien. Les chrétiens-démocrates étaient déjà au gouvernement en deuxième position avec les socialistes. Cette fois-ci, ils sont en première position et prennent comme alliés ce que nous appelons l’extrême droite : le parti libéral autrichien. Ils défendent également une position extrêmement nette sur la question de l’immigration.
De surcroît, une alliance a été faite hier entre trois pays – l’Autriche, l’Italie et l’Allemagne – à travers une déclaration commune de leurs ministres de l’Intérieur.
Toutes ces initiatives annoncent-elles la fin de l’Europe technocrate au profit d’une Europe des nations ?
C’est notre souhait. Ce mot de « populisme » qui permettait à un certain nombre de technocrates et d’apparatchiks de dénoncer les volontés populaires des peuples européens commence à changer un peu de couleur. Il était d’un emploi péjoratif. Il devient, aujourd’hui, le signe d’une espérance des peuples européens.

 

 

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'inscrire à la lettre d'informations hebdomadaire

Découvrez les nouveaux articles chaque mardi

Merci de votre inscription