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Macron veut nous faire peur avec la montée du nationalisme

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Article du Réveil Français , écrit par : Olivier Dejouy

 

La presse nous informe : En déplacement dans le Finistère, Emmanuel Macron a comparé la progression du nationalisme à « la lèpre qui monte ». Dans un salmigondis approximatif, le brillant énarque a déclaré « Je vous le dis avec beaucoup de gravité. Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins, ils disent le pire et nous nous y habituons », a déclaré le président de la République ce jeudi 21 juin devant 700 élus et personnalités.
Voilà, tout est dit : Quand l’immigration devient un problème social, sanitaire, économique, géopolitique, quand elle pose la question de la souveraineté nationale, aussi bien des pays dont sont issues les vagues de migrants, que ceux qui les accueillent, ce sont bien sûr les « nationalistes » les fauteurs de troubles…
Pourtant, pour reprendre l’élégante métaphore, le sentiment partagé de la lèpre montante de toute part , si l’on faisait là aussi un sondage, il y a fort à parier que ce ne serait pas la montée du nationalisme qui viendrait en tête de la liste.
D’ailleurs, le nationalisme en France n’est il pas une invention de la République ? Il est vrai que la République a hérité du « pré-carré » capétien constitué en huit siècles. La France était encore dans la logique du « nous », celui de la solidarité nationale inaliénable face aux impérialismes qui se dressaient à nos frontières.
Un déjà ancien rapport de Gilles Kepel, publié à l’automne 2011 par l’Institut Montaigne —Banlieue de la République —, révélait que la république, qui s’est toujours historiquement adossée au patriotisme pour protéger sa légitimité, a commencé à scier la branche sur laquelle elle était assise dès lors qu’elle à choisi de rejoindre le camp du libéralisme supranational en abandonnant notre souveraineté à Bruxelles et à Washington.
Le discours sur la laïcité et les valeurs républicaines a dès lors perdu de sa crédibilité.
Depuis les traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne, l’accord de Schengen ou l’abandon du franc, ou encore le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan, il est clair que la République se dépouille de ses oripeaux nationaux, et du premier d’entre eux, à savoir une « souveraineté nationale » à laquelle elle s’identifiait.
Pourtant le cri de « Vive la Nation » et même la notion ambigüe de « sang impur » sont bien des inventions de la Révolution.
Mais d’après Macron, ce nationalisme hier encensé aujourd’hui détestable – à cause, je suppose, des guerres mondiales notamment, lesquelles ne furent pas des entreprises nationalistes mais en réalité impérialistes (encore un héritage de notre Révolution qui a «métastasé» le peuple allemand grâce aux talents de « Fichte » en particulier, le père du pangermanisme) – serait la cause des malheurs que nous vivons.
Admettons qu’il soit de bon ton de fustiger le nationalisme, ce mot valise qui permet facilement de désigner le mal absolu, la bête immonde, savamment tenue en éveil par nos élites orweliennes, pour nous donner les chocottes et nous faire accepter servilement l’enfer qu’elles organisent par ailleurs… Mais quand même, on est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union Soviétique, ceux qui réagissent à bon droit. On les a d’abord traités de populistes, mais il semble que les peuples s’y soient finalement assez bien retrouvés, alors pour aggraver la sentence on prononcera le mot qui condamne sans appel, l’insulte suprême : Nationalistes !
Pour ma part , je crois qu’il peut y avoir une forme de nationalisme intelligent, le « nationalisme intégral » (année Maurras oblige) qui promeut (en France) l’indépendance et la continuité de l’Etat et la souveraineté ferme mais pacifique de la nation, la collectivité historique de solidarité des peuples de France, et à l’extérieur un interlocuteur libre et stable, capable de nouer des alliances multilatérales dans l’intérêt de son peule, sans subir les pressions de la finance internationale. Nous appelons cela « La monarchie ».

 

 

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