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Emmanuelle Ménard : « L’affaire Benalla, c’est un scandale d’État, sans aucune hésitation ! »

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Vu sur : Boulevard Voltaire, écrit par : Emmanuelle Ménard
Un scandale d’Etat qui pourrait bien annoncer la chute du président jupitérien lequel ne semble pas endosser aussi bien qu’on pouvait l’imaginer , le costume présidentiel.

 

La polémique enfle autour de l’affaire Benalla. Peut-on parler d’un Élysée gate ?
Oui, il s’agit bien d’un scandale d’État. À juste titre, tout prend depuis hier une ampleur considérable. La majorité s’indigne dans l’hémicycle concernant l’opposition sur le thème : « Les masques tombent ».
Ils ont raison, les masques tombent, sauf que les masques qui tombent aujourd’hui, ce sont ceux du pouvoir. Et ce n’est pas en l’honneur de la majorité.
Il y a une demande forte des députés d’une explication de Gérard Collomb. Avez-vous des nouvelles de la place Beauvau ?
Nous n’avons aucune réponse pour l’instant. Gérard Collomb s’est exprimé hier devant le Sénat dans le cadre des questions au gouvernement et il a accepté d’être auditionné par la commission des lois du Sénat.
À l’Assemblée, nous n’avons pas eu cet honneur. Il refuse toujours de venir s’expliquer.
Or, nous en avons fait une condition à la reprise de nos travaux. Nous sommes en train d’étudier actuellement la réforme de la constitution. Il nous semble impossible de reprendre des travaux de cette importance en toute sérénité avant d’avoir pu entendre les explications de M. Collomb. Il semble de surcroît que ce dernier aurait menti au Sénat sur la date à laquelle il a été mis au courant de cette affaire.
Cette affaire qui arrive après d’autres affaires récentes acte-t-elle la fin de la république irréprochable d’Emmanuel Macron ?
La prochaine fois qu’il utilisera cette expression, il sera la risée de tous. Les masques sont tombés. Il est assez difficile d’imaginer qu’il ait fallu 48 heures à Monsieur Macron pour limoger le général de Villiers, un homme dont la droiture et l’intégrité ne peuvent être remise en question un seul instant, et deux mois et demi pour envisager de licencier un barbouze. Il n’y a pas d’autre mot pour le qualifier, mais il a l’avantage, aux yeux de M . Macron, d’être son ami.
C’est l’illustration pour M. Macron que son nouveau monde, dont il nous a tant vanté les mérites, n’a rien de nouveau, ou alors ce n’est rien de plus que le monde du copinage.
C’est dommage, car cela va jeter le discrédit sur la politique aux yeux des Français, qui, pour beaucoup d’entre eux, avaient mis beaucoup d’espoir dans cette nouvelle façon, tant vantée, de faire de la politique.
Ce n’est finalement que de la poudre aux yeux, ou pour reprendre une expression chère à M. Macron, de la poudre de perlimpinpin.

 

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