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LIAISONS DANGEREUSES POUR JUPITER

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Article du Réveil Français , écrit par : Jacques MYARD Membre Honoraire du Parlement Maire de Maisons-Laffitte Président du Cercle Nation et République

 

L’affaire Benalla n’est pas une simple affaire d’un dérapage d’un individu zélé qui perd le sens des réalités en étant imbu et ivre des fonctions qu’il occupe à la Présidence de la République.
Pour bien comprendre cette affaire il convient de prendre en compte le cursus même de ce chargé de mission assez spécial. Pour être précis A. Benalla n’aurait pas obtenu ce poste s’il ne s’était pas rendu indispensable pendant la campagne électorale aux yeux du Président Macron.
Son militantisme, son activisme même ont à l’évidence séduit le candidat Macron qui a reconnu dans son zèle des qualités qu’il apprécie et applique lui même dans sa propre démarche politique.
Les campagnes électorales sont des moments d’intenses activités qui soudent les hommes dans l’action, les barrières sociologiques éventuelles, des interdits disparaissent, des liens forts se créent avec un seul objectif : gagner.
Il n’est donc pas étonnant a priori que Benalla en raison des services rendus, que Macron lui propose d’accéder à des fonctions « officieuses » au sein du cabinet à l’Elysée, en guise de remerciements.
Toutefois, ce processus comporte une faille : entre le temps de la campagne et celui de la présidence, il y a une transformation substantielle, on passe d’un temps  » privé  » à un temps officiel public, du temps des copains à celui de l’Etat puissance !
A l’évidence il y a eu mélange des deux à l’Elysée dans tous les aspects:
– celui tout d’abord du choix de la personne, un copain, pour remplir des missions officielles indépendamment de toutes autres considérations,
– celui du respect des procédures qui se simplifient car pour tous il a la confiance totale du Chef de l’Etat dont il incarne pour partie l’autorité, les portes s’ouvrent d’elles mêmes.
Aujourd’hui Emmanuel Macron déclare bravache  » Je suis seul responsable  » .
Oui en effet il est responsable mais pas seulement, il est coupable d’avoir confondu le temps du copinage de la campagne et celui de l’exercice régalien du pouvoir.
La République exemplaire du  » Nouveau Monde « , si chère à Jupiter, est passée par perte et profit.
Emmanuel Macron devrait méditer l’adage maghrébin
 » Copain oui, mais le service d’abord ! « 

 

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