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Le gouvernement italien fait ce qu’il avait promis :

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l’Italie s’affranchit de la tutelle budgétaire bruxelloise

 

Article du Réveil Français , écrit par : Henri TEMPLE (France), universitaire, avocat, philosophe

 

Ceux qui avaient pronostiqué que l’Italie se coucherait aux ordres de la Commission en seront pour leurs frais. Conte, Di Maio et Salvini ont tordu le bras du ministre de l’économie, Giovanni Tria qui fixait la barre déficit budgétaire à ne pas enfreindre à 1,6 %. Ce sera, nominalement à 2,4 % et tout porte à penser que ce sera bien plus. Nous le saurons au printemps, juste avant les élections européennes…Car M.Tria, visé personnellement dans des éditos et tweets incendiaires, a cédé et annoncé mercredi que deux mesures sociales – le »revenu de citoyenneté » et la possibilité de partir plus tôt à la retraite – seraient prises en compte dès le budget 2019, conformément aux demandes des partis de la coalition au pouvoir qui le portaient dans leur programme. Jusqu’à présent la coalition que tout le monde disait vouée à l’échec fonctionne, et même bien : car elle n’a aucun intérêt politique à se diviser et étaler un quelconque manquement à son programme de gouvernement. C’est bien ce scenario que nous avions décrit dans nos diverses chroniques.
M. Moscovici est bien ennuyé car il doit en même temps constater le manquement aux règles budgétaires (ineptes, mais) obligatoires, mais ne pas être, non plus, celui qui rendrait la Commission encore plus haïe des Italiens, voire celui qui ferait exploser l’usine à gaz. Ce vendredi il a sommé, à nouveau, le gouvernement italien de réduire une dette publique explosive (le mot malheureux est de lui), réaffirmant que le budget pour 2019 serait hors des clous des règles communes (BFM TV et RMC Info). Il a rapidement rajouté, soufflant le froid : »Nous n’avons pas intérêt à une crise entre l’Italie et la Commission.. » Puis il pris le risque de théoriser, ce pourquoi il semble manquer de dispositions :  »Faire de la relance quand on a une dette très élevée, ça finit par se retourner contre ceux qui le font ». Au moment où les analystes économiques découvrent, avec retard, les étonnantes (pour les ignorants) performances économiques de l’administration Trump…
Fleurissent en effet des dizaines de chroniques intitulées :  »Et si Trump avait raison ? » (www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/17 ;Trump : et si il avait raison avec sa stratégie pour défendre …www.rtl.fr ; Et si Trump avait (parfois) raison? – L’Express L’Expansion lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/ ; Et si Donald Trump avait raison de se croire invulnérable www.franceinter.fr/emissions/geopolitique/ ; Damned ! Et si Trump avait raison ? | Atlantico.fr www.atlantico.fr/rdv/chroniques-pot-aux-roses/damned ; Protectionnisme : et si Trump avait raison www.solidariteetprogres.org/actualites-001/ed- ; Taxes sur l’automobile: Et si Trump avait raison … www.challenges.fr/automobile/actu-auto/taxes-sur… ; Protectionnisme : et si Trump avait raison – lefigaro.fr www.lefigaro.fr ;Otan: et si Trump avait raison ? – International | L’Opinionwww.lopinion.fr/edition/international/otan
Ce n’est bien sûr pas évident pour ceux qui se rassurent en régurgitant des manuels scolaires d’économie ou les chroniques des hebdomadaires main stream : or aucun pays ne peut s’en sortir s’il ne défend pas ses industries, ses fermes et ses travailleurs. Ce que Friedrich List appelle  »le principe national d’économie politique et la  »théorie des forces productives ». Tout le monde parle de Ricardo (qui fut un spéculateur), et personne de List (son contemporain) qui réussit la mise en œuvre de véritables politiques économiques et industrielles (aux USA, puis en Allemagne).
La question qui se pose désormais est : Et si Conte avait raison ?

 

 

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