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A propos des gilets jaunes.

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« Les Français ne veulent pas être les œufs que l’on casse pour faire l’omelette mondialiste ».

 

Article du Réveil Français , écrit par : Olivier Perceval

 

Il apparaît de plus en plus clairement pour grand nombre de commentateurs que les « Gilets jaunes » sont l’expression d’une colère qui remonte à des décennies, qui touche une population de classes moyennes de plus en plus pressurées par les impôts et taxes, majorité silencieuse ne faisant jamais parler d’elle, brocardée en permanence par les intellectuels à la mode et les humoristes sans esprit, se pavanant dans leur égo sur les plateaux des médias audio-visuels et se figurant être des rebelles (sans risques) face à la « France moisie » tant détestée par Attali et BHL. Parce qu’ils sont les beaufs, la France profonde, des mâles blancs comme diraient Delphine Ernotte et Emmanuel Macron lui même (en opposant une fin de non-recevoir au plan Borloo), Ils n’ont qu’un droit, payer toujours plus et se taire.
Non seulement ces travailleurs voient sans cesse se dégrader leur pouvoir d’achat, mais on leur impose, en leur faisant en permanence la morale, de supporter toutes sortes d’extravagances issues des lobbies minoritaires qui (au mieux) masquent au pouvoir la réalité française en plaçant les priorités sur des sujets de société qui leurs sont étrangers.
On légifère au service des LGBT (éducation, PMA GPA), des « féministes », contre la fessée, la cigarette, l’alcool ; on impose une immigration de masse ; on sanctionne lourdement les manifestations anti- mosquées et on laisse les églises être pillées.
Cette accumulation de mépris, de vexations, d’humiliation par des énarques hors sol et sûrs d’eux se succédant à la tête de l’Etat et de la haute administration depuis de nombreux mandats, devait obligatoirement donner lieu à une explosion collective de colère.
Les Français ont la culture du chef et ils ne trouvent que des valets de la mondialisation heureuse, aux ordres de Bruxelles et des grandes banques.
Macron a failli passer pour ce chef attendu, par sa prestance, par ce qui semblait être sa vision de la restauration de la fonction présidentielle, mise à mal par les deux golden boys précédents, par une certaine verticalité supposée s’inscrire dans une continuité historique, parce qu’on le croyait différent des représentations institutionnelles ne représentant plus personne depuis longtemps.
Mais tout cela s’est vite écroulé comme un château de cartes, chute aggravée par une communication exclusivement tournée en direction de ceux de son milieu, lesquels aussi puissants financièrement ou médiatiquement sont-ils, ne représentent qu’une infime minorité.
Il y a peut être un aveuglement chez le président de la république, mais cet aveuglement est celui d’un homme issu de la banque et fabriqué pour faire où on lui dit de faire. C’est, du reste ce qu’il avait annoncé : Plus d’Europe et plus de prélèvements, notamment pour la transition écologique, même si on sait que Bercy à la recherche du moindre centime ne laissera que quelques miettes des taxes perçues au profit du sauvetage de la planète.
La France des gilets jaunes sait tout ça, et cela ne risque pas de calmer sa colère… On est en droit de se demander, suite aux violences sur les champs Elysées et la place de l’Etoile, si le gouvernement complètement dépassé par cette humeur de la France d’en bas, ne mise pas sur les casseurs pour décrédibiliser le mouvement de fond.
D’après les professionnels, la liberté de casser fait partie de la doctrine opérationnelle des forces de l’ordre. C’est du moins ce qu’affirme dans Boulevard Voltaire, Olivier Damien, docteur en droit, commissaire divisionnaire honoraire, ancien secrétaire général du syndicat des commissaires de police :
« Et le choix délibéré de tout laisser casser afin d’éviter un accident majeur, qui fonde la doctrine actuelle en matière d’ordre public, ne peut plus être une option. Sauf à admettre que l’État n’est plus garant de l’ordre public. »
Et oui, toute cette affaire tourne autour de l’Etat qui ne garantit ni l’ordre public ni la justice sociale, ni le respect des Français dans ce qu’ils sont profondément, et qui, malgré des années de lavage de cerveau, de repentance officielle, continuent d’aimer leur pays et, comme disait ce matin Elisabeth Lévy, sur une chaine d’information et de débats : « Ils ne veulent pas être les œufs que l’on casse pour faire l’omelette mondialiste ».
Olivier Perceval

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