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BHL FOR EVER !

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Article du Réveil Français , écrit par : Christian Rol (écrivain)

 

Le cas Bernard Henry Lévy relève davantage de la psychiatrique que des sciences-humaines car ce garçon hurle depuis 40 ans, tel un possédé, contre ce nazisme hypothétique qui serait, à l’en croire, toujours en embuscade.
Vous me direz qu’il n’est pas le seul et que le gag a été largement repris par nombre de ses pairs mais, chez lui, la constance de cette obsession a viré à la maladie car dés lors qu’un désaccord oppose BHL au reste du monde, alors l’impudente entité est systématiquement clouée au pilori de l’infamie.
En voyant des nazis partout, en traitant tout ce qui n’est pas lui d’antisémite, Bernard traduit une forme dérivée de la maladie de Gilles de la tourette, cette pathologie qui a pour symptômes de susciter chez les malheureux qui en sont atteints, injures et outrances à tout bout de champ.
On situe l’origine de ses troubles lorsque, dans ces années 70 de toutes les « expériences », ce fils de riche négociant en bois, vexé de n’avoir pas eu 20 ans en 1940 et de n’être pas Malraux, demande à son père de lui acheter une panoplie de philosophe, ainsi qu’un éditeur et des figurants qui applaudiront à ses « fulgurances ».
Avec la publication de « L’idéologie française » où il conspue le ventre fécond, abominablement fertile de la Bête immonde, soit le fascisme aux couleurs de la France, Nanar est lancé comme une lessive. Pour le marketing, il décide de se dépoitrailler jusqu’au nombril, d’arborer une crinière de chanteur de variétés et des chemises blanches de mousquetaire qui seront sa marque de fabrique.
Sa fièvre délirante est telle qu’il n’hésite pas à conspuer tout ce qui fait l’essence de la France (traditions, camembert, défilés militaires, béret basque, etc.) en prétextant que ces représentations de l’identité sont le terreau du « fascisme » depuis l’affaire Dreyfus. Comme personne n’a envie de heurter sa fragilité, on lui tend des micros dans lesquels il crache son ressentiment, on l’immortalise à la télé et on le présente désormais comme un « nouveau philosophe ».
Viennent les années 80, celles de la promotion Benetton et du Grand métissage façon SOS mon Pote. Cette réponse stratégique et politique aux déclarations pro-camembert de Jean Marie Le Pen conforte BHL (c’est ainsi qu’on commence à l’appeler) le conforte dans son obsession.
Dés lors, il ne se départ plus de ses fantasmagories, et bat la campagne à la manière d’un Don Quichotte combattant ses vieux moulins, sillonnant la France. « Nous sommes en 1933, les Ligues, Pétain, Hitler ! » martèle-t-il à la manière du savant fou « Philippulus » obnubilé par la Fin du Monde dans Tintin et Milou.
Évidemment, à part les autres fous, les imbéciles et les cyniques, chacun déplore ces accès de fièvre mais nul ne songerait à le contredire tant est grande son influence. D’ailleurs, avec son argent, il s’achète une actrice folle avec une bouche de canard dont le décolleté rivalise avec le sien.
On offre au philosophe nombre de tribunes afin d’amoindrir le mal. Pour désamorcer sa paranoïa, on va jusqu’à publier ses livres dans lesquels il griffonne des mots inintelligibles. Pour désamorcer plus encore le délire, on lui offre même une tribune dans un grand magazine, sobrement intitulé « Le Bloc-notes » que tout le monde a détourné en « Débloque-notes ». Parfois, un drôle de belge, lassé du tintamarre de Bernard qui empêche tout le monde de dormir, lui met une tarte à la crème dans la figure. Alors, BHL se fâche et crie au fascisme et met le feu à sa chemise.
Las du Front National et de ce fascisme qui ne vient pas, BHL s’échappe de l’asile Saint-Germain-des-Prés et met le cap sur la Yougoslavie où il prend partie pour les bosniaques contre les Serbes, les dernier « nazis » en date. On le surprend à donner une interview couché derrière un mur de Sarajevo d’où il revient, très fier, en prétendant qu’il a entendu siffler les balles. Et là encore, nul n’ose le contredire et lui dire que les seules balles dont il a risqué l’impact sont celles du Court Central de Roland Garros au mois de juin.
L’Europe Centrale, et celle de l’Est, deviennent ses objets de fixations sempiternels. L’antisémitisme et le nazisme sont en train de renaître de leurs cendres, le nationalisme, cette plaie de l’humanité, menace la Vieille Europe !
Et puis non, finalement… Encore une de ces visions qui le hantent.
Pour passer le temps, il tourne un film que personne n’ira voir mais on en dit du bien (en riant bien sûr)
La guerre en Irak provoque de nouveau les symptômes. Il traite Saddam Hussein de monstre brun, l’affuble de tous les anathèmes que l’on sait et se roule par terre de rage quand, après Mitterrand, Jacques Chirac décide de ne pas suivre les USA dans leur folie criminelle.
Alors, survient le 11 septembre et la destruction des tours du World Trade Center. Cette fois-ci, c’en est trop : il déclare à ceux qui mettent en doute l’origine de ce drame que « l’anti-américanisme est un antisémitisme » et prévient la cantonade qu’on va voir ce qu’on va voir !
Désormais, le monde arabe dont il ne connaissait que les environs de sa luxueuse villa au Maroc, devient à son tour l’objet de sa vindicte : l’Occident à la sauce américaine doit extirper des cerveaux mahométans cet antisémitisme atavique que quelques sourates prouvent irrémédiablement.
Après Malraux, il décide de se déguiser en Lawrence d’Arabie, n’hésitant pas à descendre dans tous les Hilton surprotégés de l’Axe du Mal afin de « témoigner » de son engagement.
Mais, le Mal est partout, notamment dans cette Ukraine menacée par l’Ours Russe – Poutine est évidemment fasciste lui aussi. Alors, il se rend à Kiev. Sur place, lui si prompt à voir des nazis partout, ne se rend pas compte que les combattants de la place du Maïdan qu’il soutient dans leur révolution estampillée CIA arborent runes païennes et croix gammées. Un détail de l’Histoire…
Il y a quelques jours, alors qu’il faisait la tournée des popotes pour vendre un livre en prenant des airs de notaire outragé, notre patient réitérait à l’endroit du Président Syrien les mêmes insultes qui le rongent depuis 40 ans, désignant Bachar Al Assad à sont tour comme un nazi.
Et, depuis quelques jours, Nanar revient à ses premières amours en nous faisant une petite rechute parano, s’en allant prêcher partout, tel un illuminé 10 fois interné, et 10 fois libéré. « Les Gilets Jaunes ! Les Gilets Jaunes ! Tous nazis-ploucs, pétainistes de lotissements… white-trash tout juste bons à mater la téléréalité ! Les Gilets Jaunes ! Éradiquons les Gilets Jaunes ! »
Aux dernières nouvelles, aucun traitement n’aurait été trouvé… Mais on cherche encore…
C. Rol

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