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Colloque, communiqué

Colloque, communiqué

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Communiqué du Réveil Français

 

Le premier colloque organisé par le Réveil Français s’est tenu à Paris ce samedi 13 juin dans de parfaites conditions. De 9h30 à 19h une centaine de personnes ont pu entendre des personnalités patriotes expertes dans leurs domaines de compétences parler de l’état de la France et donner les pistes d’un avenir possible.

 

Elie Hatem, docteur en droit et avocat international spécialiste des Proche et Moyen Orient ainsi que des pays de l’Est, a mis l’accent sur les virages successifs de la diplomatie française depuis le départ du général De Gaulle, l’abandon complet de notre ligne à partir de Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui ont placé la France dans une position de vassalité par rapport à la grande puissance transatlantique. La France doit reprendre sa place de leader en matière diplomatique, notamment en Méditerranée, en se faisant, comme c’était naguère le cas, championne du droit international, lequel est aujourd’hui de moins en moins appliqué du fait de la toute puissance militaire et idéologique du néo-conservatisme américain. Le monde Arabe a perdu en la France, qui a rejoint l’Empire, son principal interlocuteur occidental — l’Empire qui a décidé de mettre un terme à toutes les forces nationalistes arabes au nom de l’idéal démocratique cher à BHL. C’est pourquoi Elie Hatem préconise un renversement des alliances, aux Proche et Moyen Orient comme en Russie, ce qui aurait pour effet de rééquilibrer les forces et de permettre la mise en place d’une vraie diplomatie respectueuse des différents partis, la France retrouvant ainsi sa place dans le concert international et jouer son rôle traditionnel de médiateur.

 

Le général d’Armée (2s) Jean-Marie Faugère, bien connu pour sa liberté de parole, a dressé un tableau lucide de la situation de nos armées et ouvert des orientations précises, qu’il a longuement développées : 1) replacer les décideurs politiques devant leurs responsabilités ; 2) restaurer l’armée et sa hiérarchie à leur place légitime   dans l’appareil d’Etat et au sein de la société civile ; restaurer des capacités opérationnelles militairement crédibles.

 

Toujours en matière de défense, le colonel (cr) Hogard, a évoqué l’immobilité de l’Europe qui s’appuie pour « sauver l’honneur »  sur les engagements de l’armée française en cas de nécessité, comme au Mali, sans pour autant participer collectivement, ne serait-ce que financièrement à notre effort.

 

Pour le colonel Hogard, il faudrait avoir le courage de sortir de l’alliance Atlantique et de construire l’alliance Européenne en commençant, car le potentiel existe, par créer une industrie de défense européenne, dans le cadre d’une Europe, comme la prônait De Gaulle, qui aille de l’Atlantique à l’Oural. Une telle politique trouverait sa justification au plan stratégique, au plan économique et industriel et garantirait plus sûrement une paix durable. Ne serait-ce pas une autre manière plus indépendante d’approcher la construction européenne?

 

L’après-midi s’est poursuivie avec l’intervention de Camel Bechikh sur un sujet aussi vaste que délicat : la question de l’Islam en France. Une fois que l’on a émis le constat d’une augmentation massive de la présence de musulmans en France, il reste bien sûr à revoir drastiquement la politique d’immigration, la gestion des frontières en Europe depuis les accords de Schengen et à se poser la question cruciale : peut-on être musulman et patriote ? Se référant à Simone Veil qui dans « L’Enracinement » avait écrit : «  qui est déraciné déracine, qui est enraciné ne déracine pas », Camel Béchikh suggère une acculturation des musulmans qui seraient amenés à épouser nos coutumes, dans la mesure ou les Français ne les abandonnent pas complètement : Être français sans abandonner sa foi, c’est possible dans le cadre d’une laïcité souple comme le roseau et non pas compacte comme le chêne, dont chacun sait qu’à la fin de la fable c’est lui et lui seul qui est déraciné. Mais la difficulté réside dans l’anomie française, l’américanisation des mœurs et l’absence de repères culturels susceptibles de permettre l’enracinement du musulman dans une France elle-même déracinée. Camel Béchikh souhaite donc que la France retrouve ses racines et même, et surtout, son vieux fond catholique qui aurait le mérite, bien plus qu’un laïcisme psycho rigide, de sensibiliser le musulman aux réalités françaises depuis les origines. La laïcité, conclut-il, a été pensée comme une manière intelligente de faire « société ». Elle ne doit pas devenir un outil de sécularisation accélérée, une manière obtuse de vivre les uns sur les autres à condition de faire disparaître ce qui reste de religieux. Pour cela elle doit rester un outil juridique et non devenir une arme de propagande politique.

 

Précisément, s’agissant de propagande, Anne Coffinier, directrice générale de la Fondation pour l’école, souhaite une école avec des enseignants libres et décomplexés qui redonnerait leur place aux parents, ramenés d’abord au rôle de co-éducateurs, pour n’être plus éducateurs du tout. Pour elle, l’éducation ne fait pas partie des prérogatives régaliennes : l’Etat devrait reprendre une distance raisonnable en laissant parents et corps professoral s’organiser entre eux.

 

L’Etat veillera en revanche à ce que des tests nationaux soient organisés en début et fin d’année dans toutes les classes et leurs résultats dûment publiés par professeur et par école. C’est le meilleur moyen d’éclairer les professeurs sur l’efficacité réelle de leurs pratiques pédagogiques et de permettre l’identification des meilleurs professionnels auxquels la formation des jeunes enseignants et les directions d’établissements devront tout naturellement être confiées.

 

Les professeurs devront aussi présenter publiquement la progression qu’ils comptent adopter, les manuels, les textes, les méthodes sur lesquels ils s’appuieront… Sur cette base, les familles choisiront les écoles en toute connaissance de cause, ce qui favorisera un indubitable progrès de la justice sociale et de l’égalité des chances.

 

Un malaise a empêché Denis Blanc d’intervenir sur la question de l’environnement : il est donc revenu à Patrice Vermeulen, ingénieur des eaux et Forêt et actuellement directeur interrégional de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest, d’assurer seul la présentation.

 

En rappelant d’emblée l’immense domaine maritime dont la France est gestionnaire, le deuxième en terme de grandeur, couvrant une surface de 11 millions de kilomètres carrés, dont 97% se trouve dans ses possessions d’outre mer, la France a de sérieux atouts à faire valoir et des responsabilités en termes d’écologie environnementale à assumer.

 

De même, en ce qui concerne la filière bois, la France pourrait mettre en place une stratégie écologique et rentable de développement, puisque notre pays possède (hors outre mer) la quatrième forêt de l’UE avec 17 millions d’hectares : la surface boisée s’accroît chaque année de 30 000 hectares. Elle possède de plus une exceptionnelle   variété, unique en Europe , étant au carrefour de plusieurs zones biogéographiques — Méditerranée, chaînes de montagnes, plaines et collines —, qui produisent une extraordinaire biodiversité, aussi bien en termes de flore que de faune. Un rapport du Sénat dévoilé en avril dernier donnait l’occasion à l’un des rapporteurs de déclarer que « la politique forestière de la France est sans stratégie, sans pilote et sans résultat »

 

 

Tout en laissant en jachère la mer et la forêt, on travaille activement à la résorption de notre principale source d’énergie qui ne produit pas de CO2, les centrales nucléaires.

 

La remise à niveau des centrales coûte en effet fort cher, environ 1 milliard par centrale, mais rapporte beaucoup : une centrale produit environ 10 millions de MWh par an soit sur 20 ans, 200 millions de MWh, ce qui fait un coût de 5 euros par MWh, pour des MWH qui seront disponibles lorsqu’on en aura besoin, à comparer au 217 euros le MWh de l’Eolien en mer, pour des MWh dont la production est aléatoire.

 

La France doit défendre ses intérêts ainsi que celui des populations qu’elle abrite et ne pas succomber à des lobbies ultra minoritaires mais très bruyants.

 

Enfin , pour conclure cette longue journée, Guillaume de Prémare, ancien président de la manif pour tous et directeur général d’ICHTUS, a abordé la question de l’homme au centre de la préoccupation écologique, l’écologie humaine qui a dû se constituer contre les idéologies de la déconstruction qui remettent en cause la nature même de l’homme réduite à une construction culturelle. La loi Taubira avec le mariage pour les personnes du même sexe, est venue, au nom de la « liberté », casser le modèle familial, tandis que l’introduction du « Gender » à l’école vient pédagogiquement préparer les nouvelles générations à évoluer radicalement en terme de mœurs.

 

Ce choc a eu le mérite de réveiller un certain nombre de Français et de provoquer l’émergence d’un mouvement métapolitique : « la conjugaison des chocs psychologiques et la prise de conscience progressive des enjeux a, d’après Guillaume de Prémare, non seulement signé la fin de la « culture minoritaire » complexée qui imprégnait le milieu d’origine de la mobilisation, mais provoqué une libération de la parole et des esprits et ancré une détermination à peser durablement sur l’avenir du pays. Ce mouvement social ressemble d’avantage à la naissance d’un : « n’ayez pas peur » durable qu’à l’expression d’une peur panique éphémère ». Et Guillaume de Prémare de conclure : « Partout où nous sommes, nous devons déployer des amitiés humaines, sociales, politiques et culturelles, et des coopérations avec des personnes de toutes religions et de tous horizons, Sans cette amitié et cette sociabilité fondées sur la responsabilité, nous ne construirons rien. Il ne s’agit pas de faire vivre des « communautés de ressemblance, mais des communautés de destin », c’est une responsabilité historique pour ceux qui portent la colonne vertébrale d’une juste anthropologie et l’amour de la France, que de s’inscrire dans ces processus de solidarités nouvelles »

 

Bientôt, les actes complets en ligne sur le site : « reveilfrançais.com »